Un blog littéraire. Au programme: plein de lectures, un peu d'art et d'histoire!
6 Janvier 2013
Au risque de vous décevoir, ce livre ne parle pas d’une mystérieuse dame en deuil, mais d’un prêtre jésuite. La « robe noire » est celle du père Benwell, un « héros » intrigant, hypocrite mais déterminé à faire valoir les droits de l’Eglise catholique, quitte à détruire des familles.
Tout commence par un duel qui tourne mal. Cet incident ébranle profondément les nerfs de Romeyne, gentleman anglais connu pour sa fortune, son savoir et son charme personnel. La belle Stella parviendra-t-elle à lui rendre espoir ? C’est sans compter le complot du père Benwell pour s’emparer du domaine de Vange Abbey et obtenir la conversion de Romeyne au catholicisme. Cet ecclésiastique sans scrupules tente par tous les moyens de séparer le jeune couple. Mais qui du prêtre ou de la femme aura la plus forte influence ?
Dans cette oeuvre publiée en 1881, Wilkie Collins emploie tous les ingrédients du roman populaire : des bons et des méchants, de l’amour et des drames, de noirs secrets enfouis et des rebondissements. De plus, le récit évite la monotonie par le changement de narrateur : le lecteur prend successivement connaissance de témoignages, de lettres et de cahiers appartenant aux différents protagonistes. Ainsi le point de vue varie et on n’a pas le temps de s’ennuyer.
Une lecture fluide et pleine de suspense que je recommande à tous les amateurs de Collins, mais aussi à ceux qui souhaitent le découvrir ! Toutefois « Pierre de Lune » reste selon moi le meilleur roman de cet écrivain.