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Lesmillefeuillesdefirmin.overblog.com

Un blog littéraire. Au programme: plein de lectures, un peu d'art et d'histoire!

Articles avec #wilkie collins catégorie

Publié par Firmin et Flo sur
Publié dans : #toutes les critiques litteraires, #romans, #chez les victoriens, #Wilkie Collins, #policiers

Enquête parmi les ombres du passé

 

Lorsque Valeria Brinton s’unit à Eustace Woodville dans une petite église de Londres, elle ignore presque tout de son époux. Mais dès la lune de miel, elle s’aperçoit que cet homme en apparence si doux cache un lourd secret. Pourquoi la mère de son mari refuse-t-elle de rencontrer sa nouvelle bru ? Et que signifie cette vieille photographie où Eustace pose tendrement à côté d’une autre femme ? La jeune mariée comprend bientôt que Woodville n'existe pas: ce n'est qu'un nom d'emprunt utilisé par son époux pour dissimuler sa véritable identité. Il y a là de quoi éveiller les soupçons, même lorsqu’on est une femme amoureuse. Avec toute la détermination d’une passion sincère, Valeria entame des recherches sur le passé de son mari. La voici lancée dans une enquête qui lui réserve de terribles découvertes, au risque de troubler à jamais son bonheur conjugal.

Même si elle n’est pas tout à fait « seule contre la loi » - puisqu’un vieil avoué et un général excentrique lui viennent en aide -, Valeria se montre d’une audace sans pareille pour une femme de son temps. Au milieu du XIXème siècle, une dame respectable ne devait pas frayer avec la justice, encore moins se mêler d’affaires criminelles ! Mais je ne vous en révèle pas davantage pour ne pas gâcher le plaisir de la lecture. Si vous voulez suivre Valeria dans ses trépidantes investigations, plongez dans ce policier de l’époque victorienne. C’est un Collins digne de ce nom grâce à un sens du suspense qui captive dès les premières pages. Alors que d’autres romans de Collins se concentrent plutôt sur une ambiance et un mystère, l’auteur fait ici la part belle à l’enquête, ne négligeant ni témoignages ni indices matériels en apparence insignifiants. Dommage qu'un cul-de-jatte aussi fou que bavard vienne parfois lasser la patience du lecteur: ce personnage, bien qu’indispensable au puzzle m'a paru peu convaincant. La vision (relativement) moderne de la femme et le choix d’une narratrice qui raconte ses péripéties à la première personne sont caractéristiques de Wilkie Collins, un auteur plutôt féministe qui militait pour une libération des mœurs, dans son œuvre comme dans sa vie entachée de concubinage.

Critique libre: SEULE CONTRE LA LOI (Wilkie Collins)

Une perle noire de la littérature victorienne

 

Alfred Monkton, 21 ans, est le dernier rejeton d’une longue lignée aristocratique : les Monkton de Wincot Abbey. Mais pourquoi vit-il en parfait reclus dans le manoir ancestral ? Et pourquoi peu avant son mariage part-il en Italie à la recherche d’un … cadavre ? Le jeune Monkton aurait-il perdu la raison ? On le dit. On raconte même qu’il est frappé de la folie héréditaire des Monkton. Obsédé par une ancienne prophétie, Alfred est persuadé qu’il doit retrouver la dépouille de son oncle, un scélérat notoire tué en duel. Mais pourra-t-il empêcher sa fatale destinée de s’accomplir ?

Avec cette longue nouvelle publiée en 1855, Wilkie Collins nous plonge dans une atmosphère gothique à souhait. Les sombres châteaux, les abbayes en ruines, les duels et les naufrages ajoutent à la noirceur d’un héros tourmenté. Le style est élégant mais d’une grande clarté car, selon son habitude, Collins confie la narration à un témoin rationnel. L’irruption du surnaturel n’en est que plus troublante. Quel est donc le mystère de Mad Monkton? Est-il le jouet d'une hallucination ou la victime d'une hantise? Vous le saurez (ou pas) en lisant ce petit bijou de la littérature victorienne.

Critique libre: MONKTON LE FOU (W. Wilkie Collins)
Publié par Firmin et Flo sur
Publié dans : #toutes les critiques litteraires, #romans, #chez les victoriens, #Wilkie Collins

Sombre affaire pour la dame blanche

 

Tout commence par une nuit de pleine lune, lorsque Walter Hartright, jeune professeur de dessin, croise sur la route de Londres une apparition fantomatique. Une femme vêtue de blanc surgie de nulle part, lui demande son chemin vers la ville, puis elle disparaît dans un cabriolet après avoir supplié Walter de garder le secret. Peu après, le jeune homme découvre que cette dame s'est échappée d'un asile d'aliénés.

Coïncidence étrange, la femme en blanc a parlé du Cumberland et c'est justement dans cette région que Walter se prépare à rejoindre ses nouvelles élèves. Il a été engagé par Frederic Fairlie, propriétaire de Limerick House, pour enseigner l'aquarelle aux nièces de celui-ci. C'est alors que naît une histoire d'amour impossible. Notre modeste professeur de dessin s'éprend de son élève, Laura Fairlie, belle et riche héritière, qui de plus est fiancée! Il se lie aussi d'amitié avec la demi-soeur de Laura, Marion Halcombe, jeune femme un peu trop indépendante pour l'époque mais dotée d'immenses qualités de cœur. Apprenant que la femme qu'il aime est promise à Sir Percival Glyde, un baronnet d'âge mûr, Walter quitte Limerick House, la mort dans l'âme. Et dans son désespoir, il ne tarde pas à pas à s'embarquer pour un voyage périlleux en Amérique centrale.

Entre temps, une lettre anonyme a mis en garde Miss Fairlie: elle ne doit surtout pas épouser son fiancé, car celui-ci dissimule un terrible secret et fera le malheur de sa femme. Mais qui a écrit cet avertissement effrayant? Les enfants du village affirment avoir vu une silhouette toute blanche errer près de la tombe de feue Mrs Fairlie, la mère de Laura et de Marion.

La suite de l'histoire est un angoissant thriller en même temps qu'une véritable enquête. Quel est le secret inavouable de Sir Percival? Et Pourquoi le Comte Fosco, cet Italien aux manières doucereuses, exerce-t-il une telle influence sur lui? La dame en blanc possède peut-être quelques renseignements, mais où a-t-elle disparu? Enfermées, menacée et trompées, Laura Fairlie et Marion Halcombe vivront des moments terrifiants dans la demeure de Sir Percival. Comme souvent dans son oeuvre, Wilkie Collins prend ici un parti féministe en dénonçant les maltraitances conjugales et les abus de pouvoir du mari. L'intrigue qui se noue ainsi est extrêmement complexe et difficile à résumer en quelques mots. On peut en tout cas affirmer, sans déflorer l'histoire, que le suspense y est omniprésent, qu'on va de rebondissement en rebondissement et que les deux méchants n'en finissent pas de se rendre haïssables. La violence et la fourberie de Sir Percival ne sont rien comparées au caractère machiavélique de Fosco. Ce personnage est probablement l'un des plus marquants de l'œuvre de Collins. Amateur d'oiseaux et de souris blanches - qu'il traite "comme des enfants baptisés"-, passionné de musique, de gilets clinquants et de pâtisseries, le Comte est à première vue un innocent gentleman quelque peu excentrique. Mais en réalité c'est un scélérat gras! Cela ne manque pas de choquer les lecteurs de l'époque, car l'embonpoint est alors associé à une certaine bienveillance!

Qu'on se rassure, il y aura un happy end grâce au retour de Walter et à l'intrépidité de Miss Halcombe, mais les nerfs du lecteur seront mis à rude épreuve plus d'une fois!

Ce roman est un tournant dans l'œuvre de Collins: il y développe pour la première fois un récit sous forme de témoignages, ce qui donne de l'authenticité à la narration et un caractère très vivant aux personnages. Dans la préface à l'édition française il explique que cette méthode lui est venue à l'esprit après avoir assisté à un procès. Comme plus tard dans "La pierre de lune", l'intrigue est ici relatée par plusieurs narrateurs - une bonne dizaine! - dont certains s'expriment plus longuement que les autres. En présentant à tour de rôle leurs points de vue, tous laissent transparaître leurs traits de caractère et leurs manies. La nonchalance toute égoïste de Frederic Fairlie, le ton de vanité satisfaite adopté par Fosco, le dévouement de Marion Halcombe et les confessions teintées de romantisme de Walter, tout cela créé une prodigieuse variété dans le cours du récit!

Cette œuvre a rencontré un si vif succès lors de sa parution en feuilleton, que de nombreux lecteurs ont écrit à Collins pour le supplier d'épargner la vie de ses héroïnes alors qu'une crise du roman les menaçait. D'autres, persuadés que le personnage de Miss Halcombe s'inspirait d'une personne vivante, sont allés jusqu'à la demander en mariage à Collins par lettres! Des paris ont même été lancés en Angleterre et en Amérique concernant le secret de Sir Percival! Un tel engouement est à mon avis justifié, et il est vrai que ce chef d'œuvre n'a pas pris une ride. En dire davantage serait gâcher le suspense. A vous de partir sur les traces de la dame en blanc, si vous en avez le courage.

Critique libre: LA DAME EN BLANC (Wilkie Collins)
Publié par Firmin et Flo sur
Publié dans : #chez les victoriens, #romans, #toutes les critiques litteraires, #Wilkie Collins

Le joyau d’un mangeur d’opium

 

Tout commence un soir de juin dans la maison de lady Verinder. Au cours du dîner célébrant son dix-huitième anniversaire, Miss Rachel Verinder entre en possession de la Pierre de lune, un singulier diamant que son oncle, officier des Indes, lui a légué par testament. Mais ce qui devait être une paisible réunion de famille devient un casse-tête insoluble lorsque le précieux joyau disparaît. Qui a bien pu le dérober, et pourquoi cet incident brouille-t-il à mort Rachel et son fiancé Franklin Blake? Serait-ce un effet de la malédiction hindoue rattachée à cette pierre? La lande du Yorkshire parsemée de sables mouvants, une servante bossue, une divinité orientale prête à tirer vengeance de ceux qui l’ont offensée: voici de quoi épaissir le mystère.

Le récit de cette inquiétante affaire est mené, à la manière d’une véritable enquête, par différents témoins oculaires. Premier narrateur à prendre la plume, Gabriel Betteredge est le type même du vieux serviteur, radoteur mais fidèle et pétri de bon sens. En tant qu’intendant de la famille Verinder, il se propose de relater la soirée précédant le vol du diamant. Car ne vous y trompez pas: Gabriel est observateur ! Lorsqu’il ne se trouve pas dans la cour, à fumer sa pipe au soleil en lisant « Robinson Crusoé », ce pittoresque personnage est pris de « la fièvre d’enquête ».

Puis,  lorsque les traces du diamant nous conduisent à Londres, c’est Miss Clack, vieille fille bigote et maniaque, qui est chargée d’instruire le lecteur. Elle est la cousine pauvre de Rachel Verinder. Pauvre aux yeux du monde, certes, mais ô combien riche en biens spirituels ! Nous la suivons dans son combat contre les tentations terrestres, d’offices religieux en comités des bonnes œuvres. Armée de sa seule vertu et d’une bonne douzaine de traités dévots, Drusilla Clack nous donne sa version de l’histoire, sans parvenir à dissimuler tout à fait son penchant pour la médisance …

L’enquête est ainsi racontée jusqu’à son dénouement par plusieurs personnages qui y ont pris part. Cette narration variée et pleine d’humour donne à mon avis un charme tout particulier au roman. J’ai adoré !

Mais il y a aussi l’affaire en elle-même, avec ses rebondissements et un vrai détective pour en dénouer les fils ! Le sergent Cuff, amateur de roses et fin connaisseur de l’esprit humain, est un peu l’ancêtre de notre bonne Miss Marple ! Mais ses procédés s’apparentent aussi à ceux de Sherlock Holmes puisqu’il sait tirer le meilleur parti des indices matériels qu’il a mis à jour. Vous l’aurez compris, « La Pierre de Lune » (1868) est l’un des premiers vrais romans policiers du XIXème siècle et il a probablement inspiré les plus grands.

Si l’on ajoute à cela que l’auteur était sous l’emprise de l’opium en rédigeant ce livre et que l’histoire elle-même n’est pas sans liens avec cette sulfureuse médecine, il y a de quoi intriguer plus d’un amateur de suspens !

C’est là ma deuxième lecture de ce roman de Collins et je reste persuadée qu’il s’agit de l’apogée de son œuvre –pourtant aussi abondante que passionnante. A ne pas rater !

Critique libre: LA PIERRE DE LUNE (Wilkie Collins)
Publié par Firmin et Flo sur
Publié dans : #chez les victoriens, #toutes les critiques litteraires, #Wilkie Collins, #romans

Si elle avait dit oui, il n'y aurait pas eu d'histoire(s)!

 

Voici un roman dont le titre intrigue d'emblée!
Tout commence par un souper clandestin dans un pensionnat de jeunes filles. Tandis qu'elles festoient joyeusement et font connaissance dans le dortoir, Emily, Cecilia et Francine ignorent qu'elles vont bientôt être mêlées à un meurtre. Quatre ans plus tôt, un homme a été retrouvé la gorge tranchée, dans une chambre d'auberge. Il porte sur lui un billet où sont inscrits ces simples mots: "Je dis non." Cette phrase, si brève soit-elle, contient la clef de l'énigme.

Quel rapport y a-t-il entre cette sanglante affaire et nos jeunes pensionnaires? Et pourquoi le pasteur de la communauté ressemble-t-il étrangement au meurtrier supposé? Collins déploie ici une intrigue complexe qui ne laisse pas de nous surprendre. Le tout pimenté de noirs secrets, de rivalités amoureuses et d'un zeste de vaudou! On appréciera aussi d'en apprendre davantage sur la société victorienne. C'est en somme une oeuvre facile à lire, (260 pages ... c'est peu pour Collins!), une histoire agréable et pleine de rebondissements!

Critique libre: JE DIS NON (Wilkie Collins)
Publié par Firmin et Flo sur
Publié dans : #chez les victoriens, #romans, #toutes les critiques litteraires, #Wilkie Collins

La madone silencieuse

 

Dans ce roman de jeunesse (1854), Wilkie Collins nous présente Valentin Blyth, un peintre aussi fier de son art que sympathique et généreux. Malgré l’infirmité de son épouse, Mr Blyth trouve le bonheur en éduquant Mary, une jeune sourde-muette qu’il a adoptée treize ans auparavant. Surnommée Madonna parce que son visage rappelle la pureté des Vierges de Raphaël, la jeune fille est dotée d’un caractère tout aussi charmant. Elle subjugue facilement son entourage, à commencer par Zachary Thorpe, un jeune homme gai et fougueux. Mais lorsque le passé de Madonna ressurgit sous les traits d’un aventurier d’Amérique, la paix domestique des Blyth semble menacée.

 

Une fois encore l’auteur captive grâce à sa maîtrise du récit et à sa galerie de personnages. Attachants ou inquiétants, tous les protagonistes sont fortement caractérisés, même les plus secondaires: Mr Thorpe le dévot inflexible, Mat le vagabond couturé de cicatrices, Mrs Peckhover , à la silhouette généreuse et au parler populaire, tous ces personnages s’animent au fil des pages. Pour rendre Madonna plus crédible, plus touchante, Wilkie Collins s’est documenté sur les sourds-muets et leur perception du monde.

 

L’humour a aussi la part belle dans ce roman : on rit aux turpitudes de Zack pendant ses escapades nocturnes ! Certaines scènes semblent croquées sur le vif, comme celle – au début du roman- où Zack enfant est corrigé par son père pour s’être mal comporté à l’église.

 

Mais Collins est avant tout un maître du suspense : chaque page dévoile un peu plus le destin des protagonistes et les liens secrets qui les unissent. Madonna sera-t-elle arrachée à son père adoptif ? Quelle est la véritable identité de l’homme à la calotte ? Mènera-t-il à bien sa vengeance ?

 

Ce roman, dédié à Charles Dickens, comporte quelques aspects sentimentaux qui rappellent ce grand écrivain – notamment le thème de l’enfance maltraitée. Il est moins foisonnant que les œuvres ultérieures de Collins, moins noir aussi, mais vraiment réussi et touchant.

Critique libre: CACHE-CACHE (W. Wilkie Collins)
Publié par Firmin et Flo sur
Publié dans : #chez les victoriens, #quiz et jeux, #Wilkie Collins
Publié par Firmin et Flo sur
Publié dans : #toutes les critiques litteraires, #chez les victoriens, #romans, #Wilkie Collins

Une mystérieuse histoire de doubles

 

Voici un roman que certains tiennent pour le chef d’œuvre de Collins ! Il y a là 780 pages d’intrigues et de suspense dans le plus pur style de l’auteur.

Le récit est construit autour d’une situation initiale intéressante : deux jeunes gens portant le même nom et le même prénom sont liés, sans le savoir, par un meurtre sordide impliquant leurs parents. Allan Armadale le blond est d’un naturel aussi ouvert et joyeux que son homonyme est sombre. Quant à Allan le brun, il cache de lourds secrets, à commencer par sa véritable identité. Qu’arrivera-t-il lorsque ces deux jeunes hommes seront mis en présence par le destin ? Est-ce l’amitié ou bien la vengeance qui prendra le dessus ? La Fatalité, incarnée par une splendide femme rousse, parviendra-t-elle à séparer les deux Allan ?

L’intrigue est construite, comme toujours chez Collins, avec minutie. Chaque évènement, chaque personnage a son rôle à jouer. Les personnages secondaires sont d’ailleurs très vivants et ajoutent de la profondeur au roman, comme le major Milroy, obsédé par sa pendule mécanique, ou encore Mr Bashwood, un vieillard timide qui se métamorphose sous l’effet de la passion.

La psychologie a ici une importance capitale: les personnages doivent faire face à des dilemmes en choisissant l’ami ou la femme, l’amour ou le profit, la tentatrice ou la jeune fille sincère. Comme toujours, Collins utilise une technique narrative qui permet de varier les points de vue: il alterne récit à la 3ème personne, lettres et journal intime. La plupart des protagonistes évoluent au fil des pages, comme par exemple Miss Gwilt, l’intrigante, la diabolique, dont l’auteur nous montre toutefois un côté humain.

L’atmosphère de la petite ville des Thorpe-Ambrose contribue au charme du roman. Quant aux paysages, ce sont tantôt les ruelles sombres des faubourgs, tantôt les Broads du Norfolk, de magnifiques lacs que Collins a lui-même vus au cours de ses voyages et dont il a su traduire l’éclat paisible.

Quand il s’agit de droit, de géographie ou de chimie, Collins effectue une recherche documentaire et interroge des experts pour rendre son récit plus vraisemblable. Ce côté érudit transparaît par exemple lorsqu’il décrit une méthode d’empoisonnement au gaz ou évoque les conditions légales d’un mariage dans l’Angleterre du XIXème.

Les romans de Collins sont donc, non seulement de formidables divertissements, mais aussi des mines d’information sur la société victorienne ! Tous les amateurs de cette époque devraient apprécier !

Critique libre: ARMADALE (Wilkie Collins)
Critique libre: PROFONDEURS GLACEES (W. Wilkie Collins)

Suspense polaire et froid dans le dos!

Une expédition arctique au milieu du XIXème siècle, des navires pris dans la banquise, deux rivaux forcés de parcourir ensemble les étendues glacées, une orpheline douée de double vue, tels sont les ingrédients de cette nouvelle pleine de suspense. Le lecteur se laisse rapidement entraîner par le style agréable de Wiklie Collins. Quant à l'intrigue, elle tient en haleine jusqu'au bout. Dommage que la fin soit un peu mélodramatique pour un lecteur d'aujourd'hui. Toutefois c'est un très bon moment de lecture pour quiconque aime le mystère et le dépaysement. A noter que cette nouvelle a été jouée comme pièce de théâtre avec, dans les rôles de deux rivaux, Wilkie Collins lui même et son ami Charles Dickens!

Si cette lecture ne vous a pas trop fait frissonner, vous pouvez à présent partir à l'autre extrêmité du globe, vers l'Antarctique, en jouant à mon QUIZ ci-dessous! Bonne chance!

Publié par FLO sur
Publié dans : #chez les victoriens, #romans, #toutes les critiques litteraires, #Wilkie Collins

Un complot papiste

Au risque de vous décevoir, ce livre ne parle pas d’une mystérieuse dame en deuil, mais d’un prêtre jésuite. La « robe noire » est celle du père Benwell, un « héros » intrigant, hypocrite mais déterminé à faire valoir les droits de l’Eglise catholique, quitte à détruire des familles.

Tout commence par un duel qui tourne mal. Cet incident ébranle profondément les nerfs de Romeyne, gentleman anglais connu pour sa fortune, son savoir et son charme personnel. La belle Stella parviendra-t-elle à lui rendre espoir ? C’est sans compter le complot du père Benwell  pour s’emparer du domaine de Vange Abbey et obtenir la conversion de Romeyne au catholicisme. Cet ecclésiastique sans scrupules tente par tous les moyens de séparer le jeune couple. Mais qui du prêtre ou de la femme aura la plus forte influence ?

Dans cette oeuvre publiée en 1881, Wilkie Collins emploie tous les ingrédients du roman populaire : des bons et des méchants, de l’amour et des drames, de noirs secrets enfouis et des rebondissements. De plus, le récit évite la monotonie par le changement de narrateur : le lecteur prend successivement  connaissance de témoignages, de lettres et de cahiers appartenant aux différents protagonistes. Ainsi le point de vue varie et on n’a pas le temps de s’ennuyer.

Une lecture fluide et pleine de suspense que je recommande à tous les amateurs de Collins, mais aussi à ceux qui souhaitent le découvrir ! Toutefois « Pierre de Lune » reste selon moi le meilleur roman de cet écrivain.

Critique libre: LA ROBE NOIRE (W. Wilkie Collins)

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Rédigé par Bianca Flo

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