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Lesmillefeuillesdefirmin.overblog.com

Un blog littéraire. Au programme: plein de lectures, un peu d'art et d'histoire!

Articles avec #far west catégorie

Publié par Firmin et Flo sur
Publié dans : #un peu d'histoire, #far west

«Il faisait une chaleur torride et les passagers passaient la tête par la fenêtre pour voir ce qui se passait. Le bandit a sorti son revolver et a tiré. Les balles ont rasé le wagon. Il fallait voir comment les têtes ont disparu!» (Mike O'Neil, chauffeur de train).

Dans les années 1870, l'attaque de diligences devient un exercice trop périlleux et de moins en moins lucratif. Les bandits doivent se recycler! En 1869, l'Est et l'Ouest se rejoignent enfin, la grâce à la ligne de chemin de fer transcontinentale. C'est l'avènement du cheval de fer, une nouvelle ère pour les passagers et le banditisme. Les Etats-Unis sont le seul pays au monde où l'on trouve ce type de brute appelée pilleur de train. En effet à l'Ouest, les voies ferrées parcourent d'immenses étendues désertes; les locomotives sont donc des proies idéales pour les bandits qui peuvent ensuite s'échapper facilement. De plus, étant donné la taille et la nature des trains utilisés, on peut y transporter 1000 fois plus d'objets de valeur qu'avec n'importe quelle diligence. Ainsi les attaques de trains deviennent très vite une véritable épidémie!



COMMENT ATTAQUER UN TRAIN EN QUATRE LEçONS
Les frères Reno réalisent la première attaque de train aux aux Etats-Unis en 1866: ils dérobent 1500$ à bord d'un train près de Seymour dans l'Indiana. Mais s'ils ont inventé l'attaque de train, ce sont les bandits de l'Ouest qui en perfectionnent la technique. La plupart des attaques de diligences étaient commises par un ou deux hommes; pour les trains ils étaient au moins six, organisés en bande. C'était de véritables expéditions: il fallait pouvoir arrêter le train et monter dedans. Faire dérailler le train était l'une des méthodes les plus anciennes. Ainsi au cours d'une de leurs premières attaques (à Adair, Iowa, le 21 juillet 1873), les frères James (Jesse et Frank sur la photo) attachent un fil de fer à un rail qu'ils ont dévissé. Quand le train arrive, ils tirent sur le rail.


«La locomotive fit une terrible embardée et s'affala sur le côté. Le mécanicien Rafferty fut mortellement blessé, son chauffeur grièvement blessé (...) tandis que dans les voitures, les voyageurs effrayés et contusionnés rampaient par-dessus les sièges brisés afin d'atteindre les fenêtres». (James Horan, "Desperate Men, the true story of Jesse James and his bandit gang")
Ainsi, faire dérailler le train occasionne beaucoup de victimes. Les bandits trouvent alors des moyens plus civilisés de parvenir à leurs fins. Pour tenir les passagers à l'écart, il y avait la méthode du pont sur chevalets: les bandits arrêtaient le train tandis qu'il roulait sur un tel pont; si les passagers tentaient de sortir pour s'opposer à l'attaque, ils risquaient de se faire tirer dessus ou de tomber dans le vide.
Les bandits ne tuaient des voyageurs qu'en dernier recours par légitime défense et les volaient rarement. Le gang des frères James, lui, détroussait les passagers. Un jour Jesse James a même passé en revue les mains des passagers et à ceux qui avaient des mains de travailleurs, rêches et calleuses., il n'a pas pris un centime.

Les bandits de grand chemin attaquaient les trains de jour comme de nuit avec pour objectif de piller le wagon où étaient entreposés l'or et l'argent. La technique du gang Dalton consistait à se cacher dans le tender, puis sortir et ordonner au mécanicien et au chauffeur d'arrêter la locomotive. Ensuite ils emmenaient ceux-ci jusqu'au fourgon à messagerie et ordonnaient au convoyeur de sortir. Parfois ils menaçaient de tuer le chauffeur ou le mécanicien si le convoyeur ne cédait pas.
Le pilleur de train Bill Miner, dit «le renard gris», a recours à l'intelligence plutôt qu'à la violence pour effectuer ses hold-up. Il opère sur la ligne Pacific Northwest, en Californie, Géorgie, au Colorado et au Canada. C'est un escroc haut en couleurs qui séduit hommes et femmes. La meilleure astuce de Bill Miner consiste à se brancher sur une ligne télégraphique et à se faire passer pour un employé du train. Il télégraphie ensuite à l'agent de la gare précédente et lui demande de laisser le coffre-fort ouvert, prétextant qu'on avait perdu la combinaison. Entre les deux arrêts, Miner et ses complices arrêtent le train et pillent le coffre-fort sans même avoir besoin d'explosifs.


CASSIDY "LE BOUCHER" ET SA "HORDE SAUVAGE"
En revanche, le Wild Bunch («la Troupe sauvage») fait de la dynamite sa carte de visite!
Le Wild Bunch est l'une des plus grandes confédérations de voleurs de l'Ouest américain.
Sur cette photo, prise au Texas en 1901, posent les principaux membres de la bande: au premier rang de droite à gauche Harry A. Longabaugh, alias le Sundance Kid, Ben Kilpatrick, alias le Grand Texan, Robert Leroy Parker, alias Butch Cassidy; debout à l'arrière Will Carver & Harvey Logan, alias Kid Curry.

Le Wild Bunch est dirigé par un bandit plutôt cocasse, Butch Cassidy (de son vrai nom Robert Parker, 1866-vers 1909).Né dans une famille de Mormons de l'Utah, Parker est l'aîné de 13 enfants. Dans sa jeunesse il travaille brièvement comme boucher, ce qui lui vaut par la suite son surnom «Butch».
Parker a pour la première fois affaire à la loi à cause d'un petit larcin.Vers 1880 il fait un long trajet pour s’acheter un pantalon mais, en arrivant devant la boutique, il trouve portes closes. Il entre tout de même, s’empare d’une paire de jeans et laisse un mot expliquant qu’il paierait plus tard! Le propriétaire du magasin signale alors le vol aux autorités. Un procès a lieu mais Parker est acquitté et aucune charge n'est retenue contre lui. Par la suite, il travaille sur des exploitations agricoles mais se lie avec divers malfrats et, après une première peine de prison (1894-1895 à Laramie), forme le Wild Bunch.
«C'était des gens merveilleux, surtout Butch Cassidy, c'était comme des cowboys en fait. Ils débarquaient à l'improviste et passaient toute la nuit ici; et nous, ça nous faisait plaisir.» (Emma Robinson, Hanksville, Utah)
La carrière du Wild Bunch a duré plus longtemps que celle des autres gangs. En 19 ans, ses membres commettent plus de 20 hold-up aux Etats-Unis. Dans les dernières années du XIX ème siècle, le Wild Bunch exerce ses talents en Idaho, au Wyoming, dans les Dakotas, en Utah, au Colorado, au Nouveau-Mexique.

L'Union Pacific Express subit leurs assauts en juin 1899 (Idaho), puis en 1900 (Wyoming), tandis qu'en 1901 le Great Northern Railroad perdit 41 500$ au Montana du fait de leur dextérité. Mais c'est l'attaque de l'Union Pacific à Wilcox dans l'Idaho (1899) qui les rend célèbres. Ce jour-là, ils arrêtent le train en agitant une lanterne rouge sur la voie. La locomotive s'immobilise juste avant un pont. Ils montent dans le train et Harvey Logan braque son revolver sur le mécanicien l'obligeant à conduire le train de l'autre côté du pont. Les bandits font alors sauter le pont pour que les secours ne puissent plus arriver par là. Arrêter un train était une chose, prendre l'argent, une autre. Le Bunch a donc recours à la dynamite sans vraiment doser les charges.


«Ils ont menacé de faire sauter le wagon mais les portes restaient fermées. Il y eut alors une fusillade, puis une énorme explosion a fait sauter l'une des portes et voler en éclats la plupart des fenêtres du wagon. L'explosion a été si violente que le convoyeur a été assommé et a dû être évacué» (Robert Lowson, préposé au courrier, Union Pacific).
La charge était trop puissante: au moment où le coffre explose, des milliers de dollars sont projetés en l'air et on peut voir les voleurs courir partout pour attraper les billets. Le Wild Bunch s'enfuit alors vers sa cachette appelée «the hole in the wall» (le trou dans le mur) qui est en fait une gorge dans les contreforts su Wyoming. Mais les détectives de l'agence Pinkerton sont à leurs trousses. Ils poursuivent sans relâche le Bunch.
« C'était véritablement l'enfer. Ce n'était pas une poignée de shérifs que nous avions à nos trousses mais toute une meute qui quadrillait le pays. Avec tout l'argent volé qu'on avait dans nos ceintures, on aurait pu se payer tout ce qu'on voulait, mais on ne pouvait aller nulle part. C'était ça la vie des hors-la-loi.» (Matt Warner, membre du Wild Bunch)
Durant ces quatre années (1900-1904), le gang a subi de sacrés revers. Beaucoup de ses membres sont dans la tombe, d'autres en prison. Les deux seuls qui réussissent à s'échapper sont Butch Cassidy et Harry Longabaugh alias le Sundance Kid. Tous les deux fuient en Amérique du Sud où ils auraient été tués vers 1909, mais les circonstances de leur mort restent incertaines.


EVANS ET SONTAG, LES ROBIN-DES-BOIS DU HOLD-UP
En 1895, les pillages de trains sont fréquents: on en constate parfois un tous les 4 jours! Le hold-up sans doute le plus lucratif commis dans un train de l'Ouest a lieu dans le Nebraska, lorsque le gang de Sam Bass dérobe 60 000$! Les compagnies de chemin de fer emploient beaucoup de moyens pour éradiquer ce qu'elles considèrent comme un fléau. Ainsi l'Union Pacific Railroad place dans les wagons des détachements de convoyeurs armés pour protéger les cargaisons de valeur.
Mais le public n'a pas la même image des pilleurs de trains que les compagnies de chemin de fer. A l'époque, ces compagnies sont perçues dans tout le pays comme des requins de l'industrie. Elles obtiennent 80 ha de terrain pour chaque kilomètre de voie construit, leurs tarifs sont exorbitants et elles sont cordialement détestées par tous ceux qui traitent avec elles. De nombreux habitants de l'Ouest considèrent les pilleurs de trains comme des Robin-des-Bois s'attaquant aux toutes puissantes compagnies ferroviaires; c'est pourquoi les bandits ont bénéficié d'un aussi large soutien.
Ce banditisme social est parfaitement représenté par Chris Evans et John Sontag. Ce dernier en voulait à la Southern Pacific car il avait eu un grave accident pendant qu'il travaillait pour la compagnie. La rancune d'Evans, elle, traduit le ressentiment de tous les fermiers californiens expropriés pour faire place au chemin de fer. Les hold-up des deux bandits ne manquent pas d'audace: le 3 août 1892, ils arrêtent un train de la Southern Pacific, s'emparant par la force de 50.000$ en pièces péruviennes avant de prendre la fuite. La chasse à l'homme contre Evans et Sontag est l'une des plus spectaculaires de l'Ouest. Vic Wilson, un célèbre détective de la Southern Pacific, y laisse la vie dans une embuscade. Mais par la suite, une fusillade éclate au terme de laquelle Evans est capturé et jeté en prison. Sontag, grièvement blessé, s'enfuit à travers champs.


«Je suis resté allongé toute la nuit sur un tas de fumier près du ranch. La douleur était terrible. Je savais que j'étais un homme mort. Ils reviendraient au matin et ils me tueraient.» (John Sontag)
A l'aube, les forces de l'ordre découvrent le bandit dans le champ; il est emmené dans une prison de Californie et meurt avant d'être jugé.


BLACK JACK KETCHUM, LE GIBIER DE POTENCE
De nombreux renégats sont jugés pour leurs attaques de train, mais un seul est exécuté: il s'appelle Black Jack Ketchum (1863-1901).

Black Jack est l'exemple même de la brute: grand, fort et pas très intelligent. Au cours de sa «carrière», il s'attaque aussi bien à des trains qu'à des banques, mais le plus souvent sans succès, ce qui lui donne une image de parfait «loser». Son dernier hold-up est l'attaque d'un train au Nouveau-Mexique. Un détective de l'agence Pinkerton évoque l'épisode en ces termes:
«Black Jack fit signe au train de s'arrêter. Il ordonna au mécanicien et au chauffeur d'aller jusqu'au fourgon express et de lui ouvrir la porte. Le chef de train s'empara d'un fusil et tira sur le bras qui tenait le pistolet. Le bras droit de Black Jack fut déchiqueté.» (Charlie Siringo)
Suite à cet épisode, Black Jack est capturé et jeté en prison; on l'y ampute du bras droit. Fait exceptionnel, il est condamné à la pendaison pour ses hold-up. Et voilà qu'en prison le bandit, déjà costaud, commence à prendre du poids. Lorsqu'on l'amène à la potence et qu'on lui passe la corde au cou, il a énormément grossi, si bien qu'au moment où la trappe s'ouvre, un événement étrange survient: son corps, trop lourd, est véritablement arraché à sa tête! Avant de mourir, Black Jack laisse une lettre à ses amis hors-la-loi:«Je conseillerais à tous les gars qui veulent se faire bandits de piller soit un train soit une banque; et tout homme qui vous fera obstacle, tuez-le! Soyez sans pitié avec lui car il sera sans pitié avec vous. Black Jack Ketchum»

Les hors-la-loi de l'Ouest: JESSE JAMES, BUTCH CASSIDY et autres pilleurs de trains célèbres
Publié par FLO sur
Publié dans : #un peu d'histoire, #far west

  "Longtemps j'ai peiné pour du pain,
Pour l'honneur et pour la richesse,
Mais vous m'avez trop longtemps humilié,
Jolis fils de putains.
     Black Bart le poète"



          Si l'Ouest américain attire nombre d'hommes et de femmes honnêtes et travailleurs en quête d'argent, de bonheur et d'une vie meilleure, il attire également un autre genre d'individus: des hommes et des femmes sans scrupules et paresseux qui veulent s'enrichir rapidement sans travailler. On les appelle bandits, voleurs de grand chemin ou tout simplement brigands. Leurs méfaits font la une des journaux à travers tout le pays et certains finissent par devenir célèbres, non pas parce qu'ils participent à la création de l'Ouest, mais parce qu'ils le pillent!
Les hold-up symbolisent l'Ouest des débuts, une terre sauvage et sans loi où hommes et femmes se mettent à voler par goût de l'argent, du pouvoir mais aussi de l'aventure! Certains bandits, comme les frères James pillent à la fois diligences, trains et banques. Mais la plupart des gangs se spécialisent.
         Les premiers bandits se consacrent aux attaques de diligences. Ils opèrent généralement seuls, parfois à deux, et s'en prennent à la puissante Wells Fargo Express. L'Ouest américain a fait naître tout un mythe autour des grandes routes car il y avait de vastes espaces et prendre la fuite était facile. Les premières attaques de diligences en Californie visaient des véhicules qui transportaient des lingots d'or jusqu'aux centres d'embarquement de Stockton ou de Sacramento. Au début, les compagnies de diligences transportaient les objets de valeur dans des sacs en tissu, mais devant l'augmentation du nombre d'attaques, la Wells Fargo décide de les placer dans des coffres en bois peints de couleur verte et bien cadenassés. Les bandits faisaient irruption sur la route; ils étaient souvent à pied. L'un maîtrisait les chevaux de tête et l'autre ordonnait au conducteur de lui remettre le coffre. Le fameux «Lance-nous le coffre!» faisait la une des journaux à travers tout l'Ouest et glaçait le sang des conducteurs de diligence.

        Les bandits recherchent seulement l'argent et les passagers ne sentaient pas toujours concernés. Parfois même ils acclamaient le voleur car il prenait l'argent de la Wells Fargo, l'une des plus grandes entreprises d'Amérique.
«Le voleur surgit des rochers à quelques mètres de la diligence. Pendant qu'il ouvrait le coffre, il s'est même excusé auprès du conducteur de nous retarder, ajoutant que ce genre de choses arrivait même dans les meilleurs milieux» (Mc Pherson, passager, Comstock).
          Mais les passagers de la diligence n'étaient pas toujours épargnés. Parfois il y avait des passagers mais pas de coffre; alors les bandits leur demandaient de descendre et leur prenaient leurs montres, leurs bagues et leur argent.
«Le bandit surgit de derrière un arbre; il s'empara de lui, lui attacha les mains puis se mit à lui faire les poches. M.Hobbes dut céder ses 20 dollars en pièces d'argent ainsi qu'une bourse contenant l'équivalent de 4000 dollars en poudre do'r.» (Rédacteur Daily Union, 1851)


         La plupart des bandits de grand chemin restent dans l'ombre. Il existe néanmoins un bandit masqué qui devient célèbre dans tout le pays. Le plus grand pilleur de diligence de l'Ouest est facile à identifier: son surnom était Black Bart et son vrai nom Charles E. Bowles (1829-mort en 1917?). Il est venu en Californie pendant la ruée vers l'or (1848-1856). Plus tard, il s'est marié dans le Midwest et a eu des enfants. Il a servi avec grand courage durant la guerre de Sécession (1861-1865). Pourtant après la guerre, il a abandonné sa famille et est retourné en Californie. Black Bart a entamé sa carrière de hors-la-loi en 1875 dans la zone minière de la Sierra Nevada, près de la petite ville de Copperopolis. Là, il a surgi sur la route avec un fusil à deux coups pointé en direction du conducteur et lui a dit: «S'il vous plaît, lancez-moi le coffre!» Black Bart, chose inhabituelle, ne se déplaçait pas à cheval, mais à pied et c'est peut-être la raison de sa réussite. Il était presque impossible de suivre sa trace. Il commettait parfois 2 ou 3 vols très rapprochés dans le temps mais à des centaines de kilomètres de distance. Certains conducteurs de diligence ne se laissaient pas impressionner par le bandit masqué. Ainsi Sam Smith qui déclare à Black Bart: «Sur cette route, les coffres de la West Fargo sont presque vides. N'espère même pas en tirer de quoi payer la corde qui te pendra!»
Black Bart était un vrai gentleman. Il ne molestait pas les passagers et ne volait pas les femmes. Il était tiré à quatre épingles et portait un chapeau melon ainsi que des vêtements chers. On n'aurait jamais pu se douter qu'il était un pilleur de diligences. Il était différent de la plupart des grands bandits, préférant la café à l'alcool et laissant des poèmes sur le lieu de chacun de ses vols.
Le bandit poète mène avec succès sa guerre contre la Wells Fargo. En huit ans, il attaque 28 diligences dans le Nord de la Californie et dans le Sud de l'Oregon. Pourtant la chance tourne lors de sa 29ème attaque. Son dernier vol a eu lieu près de Copperopolis en Californie. Un jeune garçon qui faisait partie des passagers était descendu de la diligence pour aller chasser. A son retour, il a vu que le convoi était attaqué; il a ouvert le feu sur le voleur, provoquant sa fuite. C'était Black Bart. Il avait laissé des indices derrière lui, le plus important étant un mouchoir en lin portant un numéro de blanchisserie (FX07). Ce mouchoir fournit à James Hume, le détective de la Wells Fargo, les indices nécessaires pour capturer ce bandit tristement célèbre.
«Black Bart est fuyant comme une anguille; mais nous multiplions les efforts pour appréhender le bandit de grand chemin le plus redoutable que le monde ait connu.» (James Hume)
         Grâce au numéro sur le mouchoir, des détectives spécialisés engagés par James Hume remontent la piste jusqu'à une blanchisserie de San Francisco. Black Bart est arrêté en 1883 qu'il flânait dans une rue. «On aurait dit un gentleman ayant fait fortune et profitant de la vie. Il avait l'air de tout sauf d'un voleur.» (Harry Morse, détective spécialisé de la Wells Fargo)
 

            Le bandit gentleman est finalement traduit devant la justice et tandis qu'il purge une peine de 6 ans, à la prison de Saint Quentin (Californie), il écrit à sa femme et à ses enfants qu'il avait abandonnés: «O, ma chère famille, vous êtes bien peu conscients de la terrible épreuve par laquelle je suis passé, et bien peu d'hommes réputés bons sont dignes de l'énorme quantité de poudre qu'il faut pour les disperser dans l'éternité. Votre malheureux et indigne mari et père: Charles. E. Bowles.» En 1888, peu après sa libération de prison, Black Bart disparaît sans laisser de traces.

Les hors-la-loi de l'Ouest: BLACK BART, gentleman et pilleur de diligeances
Publié par FLO sur
Publié dans : #un peu d'histoire, #far west, #videos, #quiz et jeux
Vidéo: LA VERITABLE HISTOIRE DES DALTON

J'ai créé cette vidéo il y a 2 ans, après avoir lu l'autobiographie d'Emmett Dalton: "Le gang des Dalton".

Ce montage inclut aussi d'autres sources historiques, ainsi que de nombreux documents d'époque.

La musique est "Ashokan Farewell", une ballade composée par Jay Ungar.

Ci-contre, la photo d'Emmett Dalton, seul survivant de la tuerie de Coffeyville. Après avoir purgé sa peine de prison, il deviendra auteur et acteur grâce à son expérience trépidante de hors-la-loi.

Publié par FLO sur
Publié dans : #un peu d'histoire, #toutes les critiques litteraires, #biographies, #far west

Quand les Dalton ont la parole

 

Tout le monde a entendu parler des Dalton, les fameux hors-la-loi de l'Ouest américain. Pourtant peu de gens connaissent leur véritable histoire. Les albums Lucky Luke ont présenté ces frères comme des bandits aussi bêtes que méchants et dominés par une Mama Dalton tyrannique. Dans cette BD de Morris, les frères brigands nous font plus rire que trembler. Toujours vaincus par le « cow-boy solitaire », leurs hold-ups sont des fiasco et ils passent le plus clair de leur temps en prison, dans de ridicules uniformes rayés. Mais les véritables Dalton étaient-ils aussi inoffensifs? Rien n'est moins sûr.

 

Et si l'on donnait la parole aux principaux intéressés? Emmett Dalton (1871-1937), le plus jeune des frères et seul survivant de la bande, a pris la plume pour relater les exploits des plus célèbres brigands de l'Ouest! Comment de jeunes fermiers ordinaires sont-ils devenus la terreur de l'Ouest? Pourquoi Emmett Dalton, membre du gang, est-il devenu riche et célèbre alors que ses frères ont trouvé une mort atroce?

 

Voici quelques vérités que vous apprendrez en lisant "Le gang des Dalton":


° les célèbres Dalton n'étaient pas 4 mais 3 et demi + 5 ou 6;
° le plus petit n'était pas le chef, mais le plus grand était le plus méchant;
° Mama Dalton ressemblait plus à une mère poule qu'à une furie;
° les Dalton avaient des cousins aussi célèbres qu'eux...
° ... et même une soeur qui les cachait dans un tunnel souterrain;
° les Dalton ont servi la loi avant de la bafouer;
° on a souvent été injuste envers les Dalton;
° l'un des Dalton était le roi de l'évasion, mais un autre a vieilli en prison;
° les Dalton ont longtemps été vus comme des Robin-des-bois...
° ...avant d'être massacrés par leurs propres voisins en colère;
° aucun des membres du gang ne s'est jamais rendu;
° vous ne serez jamais aussi photogénique que les cadavres des Dalton;
° Un seul d'entre eux a survécu pour nous raconter tout ça...
° dans des livres et des films dont il est le héros!

 

Ce livre est une autobiographie trépidante, rythmée par de folles chevauchées, des braquages et des chasses à l'homme. En annexe, des photographies d'époque nous montrent les frères Dalton, leurs proches, ainsi que leurs corps mutilés après le braquage de Coffeyville qui a mis fin à leurs prouesses. Passionnant pour qui s’intéresse à l’histoire du Far West.

 

POUR en savoir plus, CLIQUEZ sur la 4ème de couverture et regardez la vidéo publiée dans l'article suivant!

Critique libre: LE GANG DES DALTON, notre véritable histoire (Emmett Dalton)

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Rédigé par Bianca Flo

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