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Lesmillefeuillesdefirmin.overblog.com

Un blog littéraire. Au programme: plein de lectures, un peu d'art et d'histoire!

Publié par Firmin et Flo sur
Publié dans : #chez les victoriens, #toutes les critiques litteraires, #Wilkie Collins, #romans

Si elle avait dit oui, il n'y aurait pas eu d'histoire(s)!

 

Voici un roman dont le titre intrigue d'emblée!
Tout commence par un souper clandestin dans un pensionnat de jeunes filles. Tandis qu'elles festoient joyeusement et font connaissance dans le dortoir, Emily, Cecilia et Francine ignorent qu'elles vont bientôt être mêlées à un meurtre. Quatre ans plus tôt, un homme a été retrouvé la gorge tranchée, dans une chambre d'auberge. Il porte sur lui un billet où sont inscrits ces simples mots: "Je dis non." Cette phrase, si brève soit-elle, contient la clef de l'énigme.

Quel rapport y a-t-il entre cette sanglante affaire et nos jeunes pensionnaires? Et pourquoi le pasteur de la communauté ressemble-t-il étrangement au meurtrier supposé? Collins déploie ici une intrigue complexe qui ne laisse pas de nous surprendre. Le tout pimenté de noirs secrets, de rivalités amoureuses et d'un zeste de vaudou! On appréciera aussi d'en apprendre davantage sur la société victorienne. C'est en somme une oeuvre facile à lire, (260 pages ... c'est peu pour Collins!), une histoire agréable et pleine de rebondissements!

Critique libre: JE DIS NON (Wilkie Collins)
Publié par Firmin et Flo sur
Publié dans : #toutes les critiques litteraires, #chez les victoriens, #romans

Imbroglio à l’anglaise

 

Ce petit roman de Mrs Gaskell évoque les souvenirs du Docteur Harrisson, jeune médecin débarqué dans une bourgade où vivent surtout des demoiselles et dames célibataires. - A ceux qui ont lu "Cranford", cela doit rappeler quelque chose!- Le docteur devient rapidement la cible de toutes les convoitises et de tous les commérages. De là, un sympathique imbroglio amoureux! Et pourtant, malgré cette situation embarrassante, notre fringant jeune homme finira par trouver l'amour.

L'ouvrage brille tant pour son humour que par la qualité de l'écriture, toujours présente chez Elizabeth Gaskell. Voilà donc un séjour divertissant dans un coin perdu de l'Angleterre victorienne!

Critique libre: LES CONFESSIONS DE MR HARRISSON (Elizabeth Gaskell)
Publié par Firmin et Flo sur
Publié dans : #chez les victoriens, #toutes les critiques litteraires, #policiers, #romans

Qui est qui?

 

Mary Elizabeth Braddon, l'Agatha Christie de l'ère victorienne, nous propose ici une enquête policière trépidante.

Henry Dunbar, richissime banquier, revient en Angleterre après avoir vécu 35 ans aux Indes. C'est alors que le passé le rattrape par l'intermédiaire de Joseph Wilmot, ancien valet dont il a détruit l'existence. Après une brève rencontre entre les deux hommes, Wilmot est retrouvé assassiné dans un petit bois. Désormais tout accuse Henry Dunbar, le millionnaire sans scrupules, et pourtant ...

Ce roman plein de suspense se lit très rapidement; il nous entraîne dans un jeu de masques, puis dans une course-poursuite menée par un policier roux au caractère bien trempé!

On y trouve aussi deux ou trois histoires sentimentales et, au final, tout est bien qui finit bien; car en digne victorienne, Mrs Braddon apprécie les dénouements édifiants.

Même si le noeud de l'intrigue peut être aisément découvert par le lecteur, le suspense reste présent car on se demande comment tel ou tel personnage va réagir en découvrant que tout ceci est une vaste mystification ... Je ne vous en dis pas davantage! Mais si vous appréciez les romans à mystères,  bien écrits, dans une atmosphère d'époque, ce livre est fait pour vous!

Critique libre: HENRY DUNBAR (Mary Elizabeth Braddon)
Publié par Firmin et Flo sur
Publié dans : #terreurs et revenants, #contes et nouvelles, #toutes les critiques litteraires

Sortilèges 1900

 

Montague Rhodes James (1862-1936) est un Britannique érudit et un spécialiste du fantastique. Dans ces 9 nouvelles, le lecteur affronte des sortilèges, des revenants et autres malédictions; mais si les thèmes peuvent paraître classiques, la façon de les traiter l’est beaucoup moins. En effet, le mélange entre la modernité et l’occulte est ici omniprésent, et le mal fait irruption dans les circonstances les plus banales. Voici quelques-unes de précautions anti-maléfices que vous découvrirez dans ce recueil.

° Que vous soyez à la bibliothèque, dans le bus ou dans le train, n’acceptez jamais de la part d’un inconnu un carton en forme de papillon : vous pourriez être victime d’un "Sortilège", comme le savant de cette nouvelle.
° Ne plantez pas non plus de "Frêne" trop près de vos fenêtres car c’est dans cet arbre que dansent les sorcières à la nuit tombée.
° Ne regardez jamais le paysage "Du haut de la colline", à l’aide de jumelles maléfiques: vous pourriez bien voir le monde par les yeux d’un mort !
° Et si vous voulez profiter de vos vacances à l’hôtel, évitez de louer la chambre "Numéro 13" : il se pourrait qu’elle n’existe pas, le jour tout du moins.

Ces nouvelles et plusieurs autres révèlent que notre quotidien peut facilement basculer dans une dimension cauchemardesque. J’ai particulièrement aimé "La maison de poupées hantée" où, comme le titre l’indique, il est question de fantômes miniatures: un collectionneur déniche ce jouet d’une rare perfection, mais chaque nuit la maison s’éclaire et les poupées s’animent pour rejouer une histoire de meurtre.
De même dans "Siffle et je viendrai", le héros est confronté à une forme d'horreur rampante, un être indéfini qui marche toujours sur ses pas et pénètre jusque dans sa chambre.

Un recueil intéressant, aux thèmes variés, pour amateurs de fantastique !

Critique libre: SIFFLE ET JE VIENDRAI (Montague Rhodes James)
Publié par Firmin et Flo sur
Publié dans : #romans, #chez les victoriens, #toutes les critiques litteraires

Devenir gentleman : mode d’emploi

 

L’existence de Pip, petit orphelin élevé par sa mégère de sœur, semble toute tracée : il est voué à devenir forgeron comme son beau-frère, dans un village misérable cerné de marécages. Mais une série de rencontres va bouleverser le destin de l’enfant. Il y a d’abord ce forçat évadé à qui Pip vient en aide. Puis Miss Havisham, une lady qui vit recluse, l’emploie comme compagnon de jeu de sa fille adoptive. Dans ce manoir sinistre, Pip découvre l’amour sous les traits de la fière Estella. Face aux moqueries de la fillette, il ressent durement l’infériorité de sa condition et rêve de devenir gentleman. Or voilà qu’un mystérieux bienfaiteur lègue à Pip sa fortune, en même temps que de grandes espérances. Lancé dans la société londonienne, le jeune homme va renier ses origines au nom de l’amour et de l’ambition.

Ce chef d’œuvre de Dickens tient à la fois du roman d’apprentissage, de la critique sociale et du roman à mystères, ... le tout teinté d’humour! L’atmosphère, tantôt onirique, tantôt terrifiante, entraîne le lecteur des marais aux bas-fonds de Londres. La construction de ce roman est assez simple, moins foisonnante que celle d’un « David Copperfield » par exemple, ce qui rend la lecture aisée.

Certes, Dickens donne par certains aspects dans le roman populaire en vogue à l’époque : destins qui se croisent dans des circonstances extraordinaires,  meurtre, figure du brigand repenti… Mais le personnage de Pip et les grandes questions soulevées par sa destinée en font un roman intemporel.

L'adaptation télévisée de la BBC (2011) offre un très beau visuel dans l'esprit de Dickens, et un casting tout aussi réussi (Gilian Anderson, David Suchet, Douglas Booth ...).

Critique libre: DE GRANDES ESPERANCES (Charles Dickens)

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“Passionnée de littérature classique et de littérature du monde, je partage avec vous mes dernières lectures.”

Rédigé par Bianca Flo

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